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Le burn-out bientôt reconnu ?

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Alors qu'il touche 3,2 millions de travailleurs, soit plus de 12% de la population active française, le syndrome d'épuisement professionnel, physique, émotif et mental n'est toujours pas reconnu comme une maladie professionnelle par le Code de la Sécurité Sociale.

Ce manquement est inadmissible, pour une trentaine de députés de la majorité qui ont cosigné une tribune : «Nous demandons la reconnaissance de l'épuisement comme maladie professionnelle. Aujourd'hui cette reconnaissance est rare et le chemin pour y parvenir en fait un parcours pour le moins difficile». Surtout, estimant que «les effets de l'épuisement nerveux au travail» doivent être «à la charge de ceux qui en sont responsables, c'est-à-dire les employeurs».

Pour que le burn-out soit enfin systématiquement considéré comme une maladie professionnelle, les députés proposent que le tableau des maladies professionnelles intègre deux éléments supplémentaires : la dépression suite à un épuisement profond et le stress post-traumatique au travail.

Actuellement, une personne souffrant d'épuisement professionnel a droit à un congé maladie ou à un temps partiel thérapeutique financés par le régime général de la Sécurité sociale. Pour que son burn-out soit reconnu par la Caisse Primaire d'Assurance Maladie comme une maladie d'origine professionnelle, c'est à lui de démontrer qu'il existe un lien de causalité entre les symptômes pathologiques dont il souffre (épuisement, paralysie de certains membres, troubles cardio-vasculaires...) et son travail habituel.

Or aujourd'hui, seule une poignée de salariés obtiennent chaque année que leur syndrome d'épuisement soit reconnu maladie professionnelle, celle-ci ayant entraîné une incapacité permanente de plus de 25% tandis qu'un lien «direct et essentiel» avec le travail a été mis en évidence.

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