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Le risque de licenciement pour les fans de la Coupe du monde au travail

Si à chaque événement sportif international les pays sont tout entiers derrière leur sélection, ces périodes ne sont pas forcément bénéfiques pour la productivité des entreprises. En cause, les absences répétées de salariés préférant rester chez eux pour suivre la compétition.

Mais pire que les absents, il y a les collaborateurs présents physiquement uniquement ; ceux qui se rendent au bureau avec la ferme intention de suivre la compétition quoiqu’il arrive. Ainsi, lors de l’édition 2010 du Mondial de football, en Afrique du Sud, des chercheurs avaient constaté une baisse d’efficacité des traders. Pendant toute la durée de la Coupe du monde, « le nombre de transactions par minute était en moyenne 45% plus faible que d’ordinaire et le volume de transactions était 55% plus faible quand leur sélection était en train de jouer ».

Problème inéluctable, ces comportements peuvent avoir une incidence sur les résultats des entreprises mais aussi sur la carrière des employés. Pendant le temps de travail et dans l’enceinte de son entreprise, ces derniers sont en effet censés se consacrer exclusivement aux tâches qui leur incombent.

De même, la connexion internet étant un outil de travail, son utilisation est présumée purement professionnelle. L’employeur peut légitimement se questionner sur l’usage que le salarié en fait voir en limiter l’accès. Pire encore, si l’on en croit une récente chronique du juriste Emmanuel Ray, les salariés s’évertuant à regarder les matchs pendant leurs heures de travail se rendent coupable de faute disciplinaire et s’exposent à un avertissement, une mise à pied voire à un licenciement.

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