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Les banques licencient outre-Manche

C’était prévisible depuis quelques semaines, mais la banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) a désormais levé le voile lors de la présentation de ses résultats annuels sur une lourde restructuration qui touchera en particulier son activité de banque d'investissement.

RBS envisage ainsi de supprimer 30000 postes au cours des prochaines années, comme l’avait affirmé par avance le quotidien de la City, le Financial Times, chiffre qui inclut toutefois la vente par la banque de sa filiale américaine Citizens, qui doit être introduite en partie en Bourse en 2014 avant sa cession totale en 2016.

La chaîne de télévision anglaise Sky News assure de son côté que la restructuration menée par le nouveau patron de la banque, Ross McEwan, va entraîner des « dizaines de milliers de suppressions d'emplois » au cours des « cinq prochaines années ». Avec ces mesures, la banque souhaite se recentrer sur ses activités de détail et de financement des entreprises en abandonnant ses activités d'investissement les plus risquées.

RBS, qui employait 137 000 personnes fin 2012, s'est refusée à tout commentaire définitif. Cinq ans après son sauvetage au plus fort de la crise financière, RBS, détenue à 81 % par l'Etat britannique, est toujours dans une situation très problématique et a fini l'année 2013 sur une lourde perte pour la sixième année consécutive. RBS avait déjà annoncé fin janvier près de 3,6 milliards d'euros de nouvelles provisions afin de régler divers litiges.

Par ailleurs, une autre banque britannique, Barclays, avait provoqué récemment une vive polémique en annonçant la suppression de 10 000 à 12 000 emplois supplémentaires cette année, parallèlement à une hausse des bonus de ses dirigeants et traders. Peu d’emplois en France menacés à court terme, mais fort à parier que d’autres banques européennes, y compris françaises risquent de faire de même dans les mois qui viennent malheureusement.

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