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Qu'en est-il de la parité dans les études ?

Ces dernières années, les femmes ont fait beaucoup d'incursions dans les domaines d'activité réservés jusque là aux hommes. Toutefois, elles sont très peu présentes dans les filières d'élite. Et la parité dans l'autre sens, celle de l'ouverture des métiers dits "féminins" aux hommes, où en est-elle ?

En réalité, les préjugés sont toujours présents. Si les écoles de commerce, les métiers de l'architecture et même les travaux publics, ou les écoles vétérinaires et celles de journalisme, sont parfaitement ouvertes aux femmes, dans les écoles d'ingénieurs, les femmes restent tout à fait minoritaires.

Selon Claudine Hermann, la première femme enseignante à l'école polytechnique, ce ne sont pas les écoles ou universités qui sont fermées aux femmes, mais les disciplines. Ceci ne dépend donc pas d'une éventuelle ouverture des lieux de formation, mais plutôt d'une évolution profonde des mentalités, dès le plus jeune âge.

D'après elle, filles et garçons restent le plus souvent soumis à des représentations ancestrales et ne parviennent pas à dépasser les idées reçues. Mais on remarquera aussi que si les femmes ont largement investi les filières dites "masculines", comme la médecine, les écoles vétérinaires ou la magistrature, les hommes n'ont quant à eux investi aucune des filières féminines comme les écoles d'infirmières, de sages-femmes ou le secteur social.

En fait, si des efforts sont faits pour entraîner les filles dans les filières masculines parce qu'il y a pénurie de compétences, les filières sociales, notamment, ne nécessitent pas un apport complémentaire, c'est pourquoi rien n'est fait pour attirer les hommes.

Toutefois, les entreprises sont de plus en plus en demande d'équipes mixtes, pour répondre à la diversité de la clientèle. Quelques efforts sont donc encore nécessaires.

Photo : Materials Aart (flickr.com)

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