Excite

Travail le dimanche : un débat sans fond

Le débat sur le travail le dimanche a été relancé par le gouvernement ainsi que par la demande de fermeture de l'enseigne Séphora. L'article L3132-3 du Code du travail détermine le dimanche comme journée de repos hebdomadaire salutaire pour les salariés. Pourtant on le sait, certains secteurs comme les hôpitaux ne peuvent pas respecter cette disposition.

Cette loi est donc truffée de cas particuliers traités comme des exceptions à ce principe général. L'ouverture des commerces le dimanche est tolérée durant les fêtes de fin d'année et pendant les périodes de soldes. Pourtant de nombreuses enseignes dont Leroy Merlin ou Castorama, ont eu tendance à généraliser le travail le dimanche. Position que semblent soutenir les salariés qui voient dans ce système un moyen d'arrondir leur fin de mois difficile. Vouloir supprimer cette possibilité et condamner ces magasins à payer des amendes ne convient pas aux employés qu'il mettrait dans une situation très difficile financièrement.

De nombreux étudiants trouvent ainsi le moyen de payer leur loyer et certains salariés peuvent ainsi s'en sortir plus facilement. Dans la période de crise actuelle, on peut imaginer que les conséquences puissent être importantes pour qui se verrait priver de cette possibilité. Ils comprennent d'autant moins cette décision que les jardineries font partie de la liste d'exceptions rendant possible leur ouverture le dimanche. Le gouvernement face à cette situation essaye de trouver une solution, mais il n'est pas pour la généralisation du travail les jours chômés.

Peut-être aussi que le moment est mal choisi pour examiner cette loi du fait du contexte économique. Il s'avère en effet, que les sondages effectués auprès de l'ensemble des salariés sont plutôt favorables à cette alternative étant payés en conséquence ce jour-là et de plus ayant le choix de travailler ou de refuser.

Le gouvernement a demandé un rapport

Le travail le dimanche fait l'objet d'une recherche et d'un rapport. Il s'agit de déterminer si l'impact de ces fermetures aurait un impact sur les sociétés concernées et si le préjudice nécessite d'autoriser leur ouverture. Il est bien évident que si l'impact était trop important et négatif pour les enseignes, elles pourraient bénéficier d'une autorisation exceptionnelle.

France - Excite Network Copyright ©1995 - 2018